Lorsque à nouveau viendra le printemps,
peut-être ne me trouvera-t-il plus de ce monde.
Je voudrais bien à présent croire que le printemps est un homme,
afin de pouvoir supposer qu'il pleurerait en voyant qu'il a perdu son (unique) ami.
Mais le printemps n'est même pas une chose: c'est une façon de parler.
D'ailleurs, même les feuilles ne reviennent pas, non plus que les feuilles vertes.
Ce sont de nouvelles feuilles vertes, ce sont d'autres jours très doux.
Rien ne revient, rien ne se répète, puisque tout est réel.
Pessoa, in Poèmes Païens.
Other links: Lettres à Lucilius
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